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Répartition et historique
Dès
le début du siècle, en vue de l'exploitation intensive de l'animal, les
propriétaires argentins de la province de Buenos Aires commencèrent à enclore
des lacs habités par les ragondins. En 1931, il y avait 60 élevages de ragondins
en Argentine.
En France, dès 1882, un élevage
de ragondins en captivité est signalé en Indre-et-loire. Beaucoup d'autres
élevages existent à cette période dans diverses régions française mais la
plupart disparurent en 1914. Ce ne fut qu'en 1925 et surtout en 1928 que des
animaux furent de nouveau introduits en abondance et maintenus en cages, en
parcs ou en semi-liberté. La valeur
commerciale de leur fourrure, ainsi que les facilités d’élevages faisait
espérer de grands succès financiers mais la crise économique, à la fin des
années trente, provoqua l’effondrement du marché. A cette époque, beaucoup
d'animaux s'étaient échappés. Ces évasions s'ajoutant à des lâchers volontaires
par des fermiers en faillite permirent à un certain nombre de ragondins de s'établir
et de vivre dans de bonnes conditions dans la nature. La localisation des
ragondins était encore relativement limitée aux régions frontalières des
relâchés. Il s’est, par la suite, rapidement propagé dans le reste de
l’hexagone. Sa forte prolificité, son adaptabilité, et l’absence de ses
prédateurs naturels lui ont permis de coloniser les autres zones humides. Ce n’est cependant qu’à partir des années
1970 que l’on a constaté l’existence de populations bien implantées dans la
nature. A partir de cette période, la dynamique de colonisation s’est
accélérée, avec un nouveau palier sensible dans les années 1990.
A l'heure actuelle, l'espèce est quasiment présente sur
tout le territoire national.
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