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Les ragondins adultes sont
assez sédentaires, leurs déplacements se limitant à quelques dizaines de mètres
des terriers par voie terrestre, et quelques centaines (de 200 à 500 m) par voie aquatique.
 Le domaine
vital exploité serait d’environ 2,6 ha
autour des voies d’eau pour les femelles, beaucoup plus pour les mâles.
De fortes perturbations (surpopulation, sécheresse, inondation, gel), peuvent entraîner des déplacements beaucoup
plus importants (plusieurs km à dizaines de km), qui peuvent prendre
quelquefois un caractère saisonnier. On a ainsi constaté dans plusieurs
régions des mouvements de remontée du réseau hydrographique en période de
hautes eaux, et de redescente en période d’étiage. Les jeunes adultes sont très
mobiles et peuvent se disperser très loin de leur zone de naissance, en
particulier les mâles. Le myocastor est surtout actif à l'aube et au
crépuscule mais on peut le rencontrer à toutes les heures du jour et de la
nuit. L’essentiel de son activité est concentré sur l’alimentation et le
toilettage.
Peu méfiant et plutôt myope,
il se laisse approcher de près. En revanche, l’ouïe et l'odorat sont très
développés.

Les adultes ne défendent pas,
à proprement parler, un territoire mais possèdent des zones d'activités qui
peuvent se chevaucher. Seuls les abords
du terrier sont défendus contre les intrus de même espèce. Lors
d’affrontements, les individus pratiquent l’intimidation par le biais de
grondements sourds ou l’entrechoquements de leurs incisives.
Les femelles seraient plus
stables que les mâles qui adoptent en général une zone d'activités comprenant
celles de plusieurs femelles, polygynie oblige. Des phénomènes hiérarchiques
sont observés lors de la gestation, où la femelle domine, et garde le nid. La
dominance maximale est atteinte à la parturition.
En dehors de la période des
amours, les mâles adultes ont une vie plutôt solitaire et, des groupes
familiaux basés sur la lignée femelle se structurent. L’animal est donc
suffisamment sociable pour présenter une certaine grégarité.
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